Elle replaça délicatement son serre-tête blanc qui faisait cassure avec la noirceur de ses cheveux. La façon dont elle l'avait placé donnait à sa coiffure un air complètement déstructuré. Enfin, ça avait ce style surtout car elle n'avait pas réussit à décoller ses paupières se matin, ayant fêté la fin des vacances, et qu'elle n'avait même pas pris l'effort de passer dans la salle de bain. Mais de toute façon, ça lui allait bien, il n'y a pas de quoi se plaindre.
Elle franchit enfin l'imposante porte de métal qui bloquait l'entrée de son lycée, et, alors qu'elle se dirigeait vers le tableau d'affichage pour savoir dans quelle classe elle avait été répartie, une personne lui bloqua la route. Elle serra plus que la normale son sac BCBG qui tenait dans une de ses mains, et leva les yeux vers l'inconnu, une pointe d'exaspération très bien visible dans le regard noisette. C'était un des surveillants, un stagiaire, jeune. Elle le connaissait assez pour avoir terminé une des soirées de cet été avec lui. Et merde.
Sam : Quoi ?
Jesse : Euh ... Salut ! Tu...tu m'as passé un numéro quand on s'est quitté mais...j'arrive pas à te joindre.
Sam : D'accord.
Elle avait parfaitement conscience de ce qu'il allait lui demander, et était en train de chercher dans sa tête quel faux numéro elle pourrait lui refourgué. Hors de question qu'il la harcèle au téléphone, et encore moins au lycée...son territoire.
Jesse : Tu peux me redonner ton numéro ?
Sam : 06.25.14.85.35
Jesse, surpris : Mais... c'est le numéro de mon ex !
Sam : Dommage pour toi ! A partir de maintenant, tu va me laisser tranquille. A moins que tu ne préfères que je parle de toi à l'administration, comme ça tu pourras dire au revoir à ta carrière de « je ne sais pas quoi ».
Jesse : ...de prof...
Sur ces mots qui allaient, elle n'en avait aucun doute là-dessus, le dissuader de lui adresser la parole, elle s'en alla d'un pas plus précipité en direction des affiches qui allaient lui annoncer si oui ou non elle serait dans la classe de son ami.
A destination, elle leva sa tête encore plus haute qu'elle ne l'était déjà car un nombre incalculable de personnes grouillaient et criaient dans tout les sens, l'empêchant d'apercevoir quoi que ce soit. Il y avait tellement de nouveaux visages que ça la perturba quelques secondes.
Elle entamait sa terminale, et par conséquent sa dernière année dans ce merveilleux établissement. Donc ce n'était pas toutes ces fourmis de basse cour qui allait lui empêcher de voir sa bonne ou mauvaise nouvelle.
Après avoir bousculé délicatement quelques unes de ses connaissances, elle se trouva à deux doigts de lire la liste des classes. Mais une petite tête dorée, aux allures d'Alice au pays de merveilles pour la blondeur de ses cheveux, mais avec un sac en bandoulière, s'installa devant elle, essayant de faire barrage entre elle et le tableau.
D'un coup d'épaule plus violent que les autres, elle la dégagea de son chemin, la regardant avec cet air de dédain qu'elle savait parfaitement adapter à toutes les situations envisageable.
C'est le moment idéal pour faire le point sur ce brut éclat de femme, de jeune femme qui à l'air peu amicale lorsqu'on l'observe actuellement, son sombre regard noisette surligné de noir lui donnant une profonde méchanceté à donner des frissons dans le dos.
Samantha Brightside à trois objectifs dans la vie. Réussir ce qu'elle entreprend, devenir célèbre et réussir ce qu'elle entreprend. Et pour parvenir à ses fins, il n'est pas interdit de manipuler et de se servir des gens qui l'entourent. Elle n'a vraiment aucun scrupule et il est très rare qu'elle regrette ses actes, possédant une confiance en elle complètement démesurée. Avec elle, les mots n'ont plus de valeur et les mensonges la consument. Personne ne peut lui faire confiance, lui confier un secret, mais ça, qui le sait ?
Seul lui, l'unique. Ce jeune homme merveilleux qui l'a vue grandir et devenir cette manipulatrice mégalomane. Les mots sont forts, les mots sont vrais.
Lui, elle ne le trahira jamais, c'est son ami. L'unique ami. Même s'il à conscience de qu'elle peste elle peut être envers les autres, il restera toujours très attaché à elle, car il sait qu'elle sera loyale envers lui. Comme une vraie amie.
Quand on parle du loup. Celle-ci l'aperçut non loin, venant tout juste de s'éloigner d'une jeune fille qui était tombée littéralement dans ses bras. Quel tombeur !
Il lui était de dos, mais gardait toujours cette apparence d'ange...Elle s'approcha doucement de lui, posa délicatement une de ses petites mains sur son épaule, et lui murmura d'une voix malicieuse :
Sam : Bonjour magnifique jeune homme.
Dougie se retourna nonchalamment, mais lorsqu'il la vit, il baissa sa tête, releva ses yeux magnifiques d'un air amusé, un demi-sourire sur son visage :
Dougie : Sam...
A peine eut-il prononcé son prénom qu'elle lui sauta au cou, n'en pouvant plus de retenir sa joie de le voir debout, en face d'elle. Elle s'était privée de lui durant toutes ces vacances, et il lui avait terriblement manqué. Contrairement à toutes les autres personnes qui entouraient cette jeune fille, Dougie était le seul qu'elle ne pouvait remplacer en cas de perte.
Sam : On est dans l'a même classe l'ami !
Dougie : Je ne suis pas... ton meilleur ami ... ?
Sam : Je pense que le mot « meilleur », est ainsi utilisé pour établir un classement entre plusieurs amis, au lieu de mettre des numéros, mais toi tu es le seul que j'ai, donc ca ne sert à rien.
Dougie, avec une touche d'exaspération dans la voix : Et si tu fais parler ton c½ur...Sam. Penses-tu que je suis le meilleur ami, penses-tu que je suis plus qu'un simple ami ?
Sam, réfléchissant un bref instant, souriante : Dans ce cas ...tu es mon meilleur ami.